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Moyen Verdon / Castellane

Moriez

Village des Alpes-de-Haute-Provence dans la vallée de l'Asse, sur le versant nord du col des Robines, au cœur du pays de terres noires (robines) et des marnes fossilifères. Territoire de moyenne montagne du Moyen Verdon, à quelques kilomètres à l'est de Barrême et à l'ouest de Saint-André-les-Alpes, traversé par la ligne du train des Pignes (Nice–Digne) et compris dans la Réserve naturelle géologique de Haute-Provence.

189 hab. (2022) 900 m d’altitude 04170 Alpes-de-Haute-Provence Gentilé : Moriézois

Repères

commune

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Que voir, que faire

Église paroissiale Sainte-Marie-Madeleine
Église du village dont l'abside remonte au XIIe siècle et la nef aux XVe-XVIe siècles, agrandie au XVIIIe siècle. Elle conserve un retable de 1609 attribué à François Mimault et une crèche de santons en carton de 1848, l'un et l'autre classés au titre des objets. (Certaines sources locales désignent l'église paroissiale sous le vocable de Saint-Barthélemy — vocable à confirmer.)
Chapelle Notre-Dame-du-Serret
Ancien prieuré dont la base en pierre remonte au XIe siècle, en partie reconstruit au XVIIIe siècle. L'église Notre-Dame-du-Serret fut donnée à l'abbaye de Lérins au XIe siècle par Belielda et ses fils, témoignant de l'ancienneté de l'implantation religieuse sur la commune.
Source salée de la Beaumenière
Source salée exploitée de très longue date : des fouilles menées en 1999 et 2002 ont daté une fascine de bois d'amandier de 5 800 à 5 500 av. J.-C., faisant de ce site l'une des plus anciennes exploitations de sel connues d'Europe. Le puits salé, redécouvert en 1636, fut de nouveau exploité à partir de 1672. L'ensemble (source et tables de graduation du sel) est inscrit au titre des monuments historiques. Le toponyme même de Moriez dérive du latin muria, « saumure ».
Viaduc ferroviaire de Moriez
Viaduc en pierre de la ligne Nice–Digne franchissant le torrent de la Grau et la route nationale à l'entrée du village. Projet approuvé le 14 octobre 1890 et réalisé à partir de 1890 sur les plans de l'ingénieur Daime : 108,5 m de longueur, neuf arches de 8 m d'ouverture. La ligne du train des Pignes atteint Moriez en 1892.
Fontaine de 1644
Fontaine publique installée en 1644 par Paul de Chailan, coseigneur du lieu : bassin octogonal et pilier orné de quatre visages sculptés.
Ruines des châteaux et oratoires
Vestiges d'un château-vieux médiéval et d'un château-neuf du XVIIIe siècle orné de gypseries ; oratoires Saint-Raymond (1689) et Saint-Pierre (ruiné), qui jalonnent le terroir.

Histoire de Moriez

Moriez apparaît dans les textes dès 1030 (Morierus), puis au XIIIe siècle sous la forme Moriers ; le nom vient du latin muria, la saumure, en raison de la source salée du territoire, dont l'exploitation remonte au Néolithique. Au Moyen Âge, plusieurs églises sont données à l'abbaye de Lérins ; le village actuel se constitue autour de Sainte-Marie-Madeleine au XIIe siècle, après le repli de l'habitat depuis le plateau du Coulet-de-Ville, dépeuplé par la peste et les guerres des XIVe-XVe siècles. Aux XVIe-XVIIe siècles, la seigneurie est tenue par les Chailan, coseigneurs, qui dotent le village d'une fontaine (1644) et rouvrent le puits salé (redécouvert en 1636). La population atteint environ 850 habitants au début du XIXe siècle, avant que l'exode rural, à partir de 1860, n'en réduise le nombre de moitié vers 1921. L'économie a connu une manufacture de tissage de laine (1832-années 1880) puis des distilleries de lavande à Hyèges et au village, actives jusqu'aux années 1970-1980. L'arrivée du chemin de fer en 1892 marque durablement la vie de la commune ; la population se redresse à partir des années 1990.

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