Repères
commune
Où dormir à Blieux
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Que voir, que faire
- Église paroissiale Saint-Symphorien
- Église paroissiale du village placée sous le vocable de saint Symphorien, d'origine médiévale (parfois attribuée à des moines de Lérins) mais fortement remaniée à l'époque moderne, avec abside en cul-de-four et chapelles latérales voûtées. Elle conserve une Vierge à l'Enfant en marbre du XVIIIe siècle classée au titre des objets, et une toile « Visite de saint Antoine à saint Paul ermite » du milieu du XIXe siècle attribuée à Fidèle Patritti.
- Chapelle Sainte-Élisabeth (La Melle)
- Chapelle du hameau de La Melle, située à plus de 1 400 m d'altitude, témoin de l'habitat dispersé de haute montagne de la commune.
- Chapelle Saint-Pons (Thon)
- Ancienne chapelle Saint-Pons au hameau de Thon, aujourd'hui ruinée ; ses fondations pourraient remonter au XIIIe siècle, le lieu étant documenté dès 1122. D'autres chapelles (Bas-Chaudoul, La Tuilière ruinée) complètent le patrimoine religieux dispersé.
- Ruines du château
- Vestiges d'un château des XIIe-XIIIe siècles couronnant le sommet du vieux village, marquant l'ancien pouvoir seigneurial (familles de Castellane puis de Pontevès).
- Ponts anciens sur l'Asse
- Ensemble de ponts anciens franchissant l'Asse de Blieux et ses affluents : le pont de l'Asse à la Rouvière (XVIIe-XVIIIe siècles), le pont de La Melle (XIXe siècle, en partie taillé dans le tuf), et d'autres ouvrages en contrebas du vieux village.
- Sommet du Mourre de Chanier et mont Chiran
- Le Mourre de Chanier (1 930 m) et le mont Chiran (1 905 m) dominent la commune. Le CNRS y a installé un observatoire astronomique en 1967. Le 29 août 1827, le capitaine Adrien Durand y réalisa, dans des conditions exceptionnelles de visibilité, des mesures de triangulation avec deux sommets corses (Monte Cinto et Paglia Orba). Le massif du Grand Mourre renferme du gypse qui colore parfois en jaune les eaux de l'Asse.
Histoire de Blieux
Blieux apparaît dans les textes en 1110, comme possession de « Raimundus de Bleus ». Le fief relève ensuite du chapitre épiscopal de Senez, puis passe aux mains des familles de Castellane (XIIIe siècle), de Pontevès (XIVe siècle) et d'Engelfred (XVIIIe siècle) ; les églises paroissiales furent successivement rattachées à l'abbaye Saint-Victor de Marseille, à l'évêque de Senez et à l'abbaye de Lérins. En 1342, le comte de Provence attache la communauté à la viguerie de Castellane. Lors de l'Union d'Aix (1382-1387), Blieux soutient Charles de Duras. Pendant les guerres de Religion, les habitants détruisirent eux-mêmes leur église pour empêcher l'ennemi de s'en emparer. Une société patriotique se constitue après 1792 et le cadastre napoléonien est achevé vers 1811. La commune atteint son maximum de population en 1836 avec 969 habitants, avant de connaître l'un des plus forts déclins démographiques du département : environ 450 habitants en 1896, puis une longue érosion jusqu'à une soixantaine d'habitants aujourd'hui. L'économie, historiquement fondée sur l'élevage ovin, la polyculture de montagne et la lavande, ne repose plus que sur quelques exploitations et sur un tourisme de pleine nature.