Repères
commune
Où dormir à Allons
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Que voir, que faire
- Église paroissiale Saint-Martin
- Église paroissiale du village placée sous le vocable de saint Martin, dont l'origine remonte au moins à la fin du XIe siècle : le domaine est donné en 1072 par Pons Sylvain à l'abbaye Saint-Victor de Marseille, qui y fonde un prieuré Saint-Martin (abandonné au XIIIe siècle). Le village s'est développé autour de cette église. Elle conserve un riche mobilier inscrit au titre des monuments historiques.
- Buste-reliquaire de saint Domnin
- Buste-reliquaire en bois sculpté et doré représentant saint Domnin (donné pour premier évêque de Digne), monté sur brancards de procession. En 1745, les villageois s'opposèrent à l'évêque de Senez venu retirer le buste jugé trop archaïque : ils cachèrent la relique et continuèrent leur dévotion. Objet inscrit au titre des monuments historiques, conservé dans l'église Saint-Martin.
- Peintures de Fidèle Patritti
- Série de tableaux du milieu du XIXe siècle attribués à Fidèle Patritti, inscrits au titre des monuments historiques : une Résurrection (1851), une Annonciation (avant 1858), la Donation du Rosaire (1851), conservés dans l'église paroissiale, ainsi que d'autres pièces d'orfèvrerie (ostensoir, calices) et statues (saint Joseph, 1856 ; Vierge à l'Enfant, 1881).
- Chapelle Saint-Domnin (La Moûtière)
- Chapelle du hameau de La Moûtière, sur le torrent de l'Ivoire, élevée sur un site qui aurait pu accueillir une communauté du haut Moyen Âge.
- Chapelle Saint-Martin et tour dite templière
- Ancienne chapelle Saint-Martin accompagnée d'une tour localement dite « templière » ; l'attribution aux Templiers relève davantage de la légende que de faits historiques établis. Fait l'objet de projets de préservation.
- Site de Vauclause (Tour Sarrazine)
- Éperon rocheux commandant l'entrée de la vallée de l'Ivoire, portant les ruines d'un château médiéval (tour dite « Sarrazine »). Vauclause formait une communauté fortifiée distincte, comptant 12 feux en 1315, assiégée par Raymond de Turenne en 1390, dépeuplée par la peste et la guerre de Cent Ans puis rattachée à Allons.
- Oppidum du Castellas (Chastellas)
- Hauteur portant un oppidum occupé dès l'âge du Fer ; une meule protohistorique y a été mise au jour, témoignant d'une occupation ancienne du site avant la conquête romaine de la vallée du Verdon.
- Four communal, fontaines-lavoirs et patrimoine vernaculaire
- Four à pain communal restauré et réinauguré en 2009, deux fontaines-lavoirs (l'une datée 1927, l'autre à La Moûtière), monument aux morts, oratoires et croix de chemin, ancien presbytère du XVIIIe siècle — ensemble caractéristique des villages de montagne du haut Verdon.
Histoire de Allons
La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1113 sous la forme Alonz ; le nom dériverait d'un anthroponyme germanique ou d'une racine pré-gauloise évoquant le relief alpin. Le site du Castellas était occupé par un oppidum dès l'âge du Fer, et le territoire fut intégré à l'Empire romain après la conquête de la vallée du Verdon par Auguste. En 1072, Pons Sylvain donne ses terres à l'abbaye Saint-Victor de Marseille, qui établit un prieuré Saint-Martin autour duquel se forme le village ; le prieuré est abandonné au XIIIe siècle. Le fief relève d'abord des évêques de Senez puis passe entre les mains de plusieurs coseigneurs — les familles de Requiston, de Richery, de Villeneuve, Disdier, et enfin les d'Autane, derniers seigneurs de 1757 à la Révolution. La communauté voisine de Vauclause, fortifiée, décline après la peste et la guerre de Cent Ans et se fond dans Allons. En 1745, les habitants tiennent tête à l'évêque venu retirer le buste de saint Domnin, épisode resté emblématique de l'attachement du village à ses traditions. La population culmine au milieu du XIXe siècle (378 habitants en 1851) ; l'économie, longtemps de polyculture vivrière et d'élevage, se tourne alors vers la lavande, avec l'installation de trois distilleries aujourd'hui disparues. L'arrivée du chemin de fer Saint-André–Nice (ligne inaugurée en août 1911, dite plus tard « train des Pignes ») désenclave partiellement la vallée. Comme beaucoup de villages de montagne, Allons connaît un fort exode rural au XXe siècle et compte aujourd'hui un peu plus d'une centaine d'habitants.