Repères
commune
Où dormir à La Mure-Argens
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Que voir, que faire
- Église paroissiale de La Mure (Notre-Dame de Vauvert)
- Église paroissiale à l'extrémité du village, dédiée à Notre-Dame (de Vauvert selon la commune) ; un linteau porte la date de 1700 mais l'édifice est plus ancien. Elle conserve des tableaux datés des années 1650-1680. Une église Sainte-Marie figurait déjà dans la donation de 1042 à l'abbaye Saint-Victor de Marseille.
- Église Notre-Dame-de-Beaulieu (Argens)
- Église du hameau d'Argens bâtie de 1664 à 1667, à voûtes d'ogives, longtemps réputée l'une des plus belles du diocèse ; elle est dotée d'une cloche (1765) et d'une horloge (1926). Argens, l'un des plus anciens villages de Haute-Provence, aurait été détruit à la fin du VIe siècle et reconstruit sur son site actuel.
- Chapelle Saint-Joseph
- Chapelle du village, lieu de la procession de la fête du 15 août.
- Ancienne fabrique de draps et minoterie
- Fabrique de draps de laine créée en 1835 le long de l'Issole par Adrien Pascal, initiateur du canal du Verdon ; elle employait plus de quatre-vingts ouvriers au milieu du XIXe siècle. Lui succéda un moulin-minoterie fondé en 1902 par Achille Dol, qui fournissait en farine les boulangeries de la région jusqu'à la Côte d'Azur, avec fabrique de pâtes.
- Gares et ligne du train des Pignes
- La ligne Nice–Digne, inaugurée en août 1911, desservait la commune avec les gares de La Mure et d'Allons-Argens ; elle a joué un rôle majeur dans l'acheminement des matières premières et des produits des fabriques locales.
Histoire de La Mure-Argens
Le nom de La Mure est attesté vers 1030 (Mura, de l'occitan désignant des murs de maison) et celui d'Argens vers 1200 (du romain Argenteus, parfois rattaché à d'anciennes mines d'argent). Vers 1030, la seigneurie de Mura appartient à Jonas et Mainard ; en 1042, une donation à l'abbaye Saint-Victor de Marseille comprend une église dédiée à la Vierge et fixe des limites correspondant à peu près à la commune actuelle. Le village de La Mure, tel qu'on le voit aujourd'hui, date surtout des XVIIIe et XIXe siècles. Argens, plus ancien, aurait été détruit à la fin du VIe siècle puis reconstruit ; il est la patrie du marquis Jean-Baptiste Boyer d'Argens (1703-1771), écrivain et correspondant de Frédéric II de Prusse. Au XIXe siècle, la commune vit du textile (draperie Pascal, 1835) puis de la minoterie ; après 1945, la lavande s'étend fortement (d'un seul champ à environ 200, soit une quarantaine d'hectares) avec une distillerie à Argens. Les anciennes communes de La Mure et d'Argens fusionnent en 1974. L'économie repose aujourd'hui sur l'élevage ovin et caprin, les céréales et un tourisme de nature ; la population, après un long déclin, se redresse et dépasse 340 habitants.