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commune
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Que voir, que faire
- Stratotype du Barrémien
- Affleurement géologique de référence mondiale pour l'étage du Barrémien (Crétacé inférieur), situé au bord de la petite route RD 33 avant d'arriver au village, au cœur de la Réserve naturelle géologique de Haute-Provence. La coupe montre une alternance de bancs de calcaire gris-bleu et de lits de marne noire riches en ammonites fossiles, vieilles de plus de 110 millions d'années. Le Barrémien fut défini comme étage stratigraphique par Busnardo en 1963 ; l'étage tire son nom de la commune voisine de Barrême. Ce site est l'un des plus prestigieux de la réserve géologique et sert d'étalon international pour l'étude de cette période. Site signalé et accessible depuis la route.
- Église Notre-Dame-et-Saint-Honorat
- Église paroissiale du XVIIe siècle (chapiteau inscrit daté de 1686), au clocher couvert de tuiles vernissées polychromes. Elle conserve un riche mobilier : peinture de Notre-Dame-de-Pitié entre saint Honoré et sainte Madeleine, triptyque de Pietà, statue de la Vierge à l'Enfant, buste-reliquaire de saint Honoré et croix de procession. Le vocable de saint Honorat rappelle la dépendance de la paroisse envers l'abbaye de Lérins (Saint-Honorat).
- Chapelle Notre-Dame
- Chapelle à chœur polygonal voûté d'ogives, datée du XVIe - début XVIIe siècle (les registres diocésains du XIXe siècle avancent une construction en 1870, ce qui contredit l'architecture) ; restaurée dans les années 1970.
- Petit patrimoine rural
- Lavoirs, fontaines, abreuvoir, oratoires et croix de chemin inventoriés dans la commune.
Histoire de Angles
Le lieu est mentionné pour la première fois vers 1045 sous la forme In Anglis (Angulis au XIIe siècle) ; le nom pourrait désigner un relief anguleux (en forme de coin) ou des champs, selon les toponymistes. La communauté apparaît dans les chartes en 1245, en coseigneurie entre les évêques de Senez et l'abbaye de Lérins. En 1454, le prieuré est uni à celui de Vergons, dépendant de l'abbaye Saint-Honorat de Lérins, jusqu'à la sécularisation de l'abbaye en 1788. Une société patriotique est fondée pendant la Révolution. La commune connaît ensuite l'exode rural, passant de 347 habitants en 1831 à une cinquantaine au milieu du XXe siècle, avant une stabilisation autour de 55 à 75 habitants depuis les années 1970. L'économie reste rurale, avec quelques exploitations d'élevage ovin ; le tourisme, discret, s'appuie sur la nature, le lac de Castillon et la notoriété scientifique du stratotype.