Repères
Commune des Alpes-de-Haute-Provence (04), arrondissement de Forcalquier, canton de Valensole, intercommunalité Durance-Luberon-Verdon Agglomération (DLVA), membre du Parc naturel régional du Verdon. Code postal 04800.
Randonnées au départ de Saint-Martin-de-Brômes
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Que voir, que faire
- Tour de l'Horloge (dite « tour des Templiers »)
- Donjon-tour de guet d'environ 23,50 mètres, en blocs de calcaire à bossage, couronné de mâchicoulis sur corbeaux et percé de meurtrières. Malgré son surnom, elle n'a aucun lien avec l'ordre du Temple : c'est une tour seigneuriale bâtie par la famille de Castellane, rattachée à l'échange de terres de Boniface de Castellane vers 1343 (XIVe siècle). Transformée en pigeonnier au XIXe siècle, puis achetée par la commune qui la coiffe d'un campanile en fer forgé et d'une horloge (cloche de 1866). Classée au titre des Monuments historiques le 11 janvier 1921. Son rez-de-chaussée abrite le musée gallo-romain depuis 1972. Le monument fait l'objet d'une campagne de restauration.
- Musée gallo-romain
- Installé au rez-de-chaussée de la tour de l'Horloge, ce musée d'environ 10 m² (présenté comme l'un des plus petits de France) a été créé en 1972 à l'initiative d'habitants, à la suite de la découverte de deux tombes gallo-romaines lors de la réfection de la route départementale. Il conserve notamment un sarcophage en calcaire de la première moitié du IVe siècle avec son couvercle en plomb (plus de 300 kg) et un squelette bien conservé, ainsi qu'une borne milliaire de l'empereur Carus (283 apr. J.-C.), portant le numéro XIV, jalon de la voie romaine reliant Riez à Aix-en-Provence. Ouverture estivale (15 juin - 15 septembre), et sur demande hors saison. Fermé pendant les travaux sur la tour.
- Église paroissiale Saint-Martin
- Ancien prieuré de l'abbaye Saint-Victor de Marseille, dédié à saint Martin de Tours. Nef centrale romane provençale des XIe-XIIe siècles voûtée en berceau brisé et chœur en cul-de-four ; collatéral sud du XIVe siècle sur croisées d'ogives ; chapelle nord du XVe siècle donnant un plan en croix latine ; clocher pyramidal de pierre des XVe-XVIe siècles. Inscrite au titre des Monuments historiques en 1959. Elle abrite un ensemble de peintures d'Esprit-Michel Gibelin (1890-1898) illustrant la vie de saint Martin (classées au titre objet), une statue en bois polychrome de saint Antoine, patron des trufficulteurs, et un tabernacle baroque en bois doré du XVIIIe siècle.
- Oppidum de Buffe-Arnaud
- Oppidum celto-ligure au confluent du Colostre et du Verdon, occupé du VIe-Ve siècle av. J.-C. puis réoccupé au IIIe siècle av. J.-C. jusqu'à la conquête romaine ; assiégé par les Romains en 124 av. J.-C. Fouillé en 1992, le site a depuis été recouvert et ne se visite plus.
- Cimetière mérovingien du ravin de Pinet
- Nécropole mérovingienne mise au jour au lieu-dit le ravin de Pinet, témoin de l'occupation du site au haut Moyen Âge.
- Vieilles maisons et fenêtre géminée
- Le vieux village conserve des maisons médiévales des XVe-XVIe siècles et une remarquable fenêtre géminée du XIVe siècle, à chapiteaux sculptés de feuillages, sur la rue principale.
- Pont, fontaines et lavoir
- Pont en arc à berceau unique sur un affluent du Colostre (fin XVIIe - XVIIIe siècle). Le village compte plusieurs fontaines, dont une fontaine à bulbe de 1845 (place Arsène-Burle) et une fontaine de quartier de 1902, ainsi qu'un lavoir de 1910. La place de la Libération, ombragée de platanes, est un site inscrit.
Histoire de Saint-Martin-de-Brômes
Le nom apparaît en 1042 (« ecclesiam de Brumeç ») puis vers 1064 (« Sancti Martini de Bromezes ») : « Brumeç » est un toponyme préceltique, sans doute lié à un cours d'eau, et le déterminant renvoie à saint Martin de Tours. Le site est occupé dès la Protohistoire (oppidum de Buffe-Arnaud) puis à l'époque gallo-romaine : la commune est traversée par la voie romaine de Riez à Aix-en-Provence, jalonnée par la borne milliaire de Carus, et livre des sarcophages du IVe siècle. Au Moyen Âge, l'église et le territoire relèvent de l'abbaye Saint-Victor de Marseille (prieuré). Un accord de 1182 organise le partage entre les moines et les chevaliers locaux. À partir de 1227, la famille de Castellane devient seigneur du lieu et le reste jusqu'en 1673, date à laquelle Antoine Payan de Saint-Martin, trésorier général de France, acquiert la terre, conservée par sa famille jusqu'à la Révolution. La commune est brièvement rebaptisée « Brômes » sous la Révolution. Le 16 juin 1944, quinze jeunes résistants sont tués par une unité allemande au vallon des Bayle, drame que commémore la commune. Le village a servi de décor au film « Mal de pierres » (2016) de Nicole Garcia.
Événements & temps forts
- Commémoration du 16 juin 1944 — 16 juin
- Hommage aux quinze jeunes résistants tués au vallon des Bayle.