Direct du Verdon Débit de la rivière, météo & ouverture des sentiers — flux temps réel bientôt en ligne

Basses Gorges / Quinson / Gréoux

Ginasservis

Village provençal de la pointe nord-est du Var, au croisement de quatre départements (Var, Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Alpes-de-Haute-Provence), dans un paysage méditerranéen très forestier (taux de boisement de l'ordre de 63 %) alternant labours, collines et vallons. Le territoire est irrigué par le canal de Provence et drainé par les ruisseaux de Boutre et de Malvallon, affluents du Verdon ; l'ancien canal du Verdon le traverse également. La commune est limitrophe de Saint-Paul-lès-Durance (site de Cadarache : CEA, ITER), ce qui pèse fortement sur son bassin d'emploi et sa croissance démographique.

1250 hab. (2022) 83560 Var Gentilé : Ginasservois, Ginasservoises

Territoire du Parc naturel régional du Verdon

Repères

Commune du Var (83), arrondissement de Brignoles, canton de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, intercommunalité Communauté de communes Provence Verdon, membre du Parc naturel régional du Verdon. Code postal 83560. Administrativement rattachée au versant Provence Verte du territoire, elle touche le Verdon par ses ruisseaux affluents et l'ancien canal du Verdon ; elle n'appartient pas aux Basses Gorges stricto sensu.

Où dormir à Ginasservis

Comparez et réservez sur les grandes plateformes. Les hôtels, campings et gîtes de Ginasservis auront bientôt leur fiche vérifiée sur LIVEVERDON.

Que voir, que faire

Église paroissiale Saint-Laurent
Église reconstruite au XVIIe siècle (chantier 1626-1650, consécration le 14 septembre 1651), en croix latine, moellons de calcaire rose, nef voûtée d'ogives sur arcs doubleaux en anse-de-panier et tour-clocher à campanile de fer forgé ; tribune ajoutée en 1858. Elle succède à une église plus ancienne, proche du château, dévastée par les protestants en 1586. La tradition locale évoque une nef d'origine romane, mais la documentation scientifique de l'Inventaire général la date entièrement du XVIIe siècle.
Chapelle des Pénitents (dite chapelle de l'Annonciation)
Chapelle du XIVe siècle, inscrite au titre des Monuments historiques par arrêté du 19 octobre 1927 (réf. Mérimée PA00081630), propriété communale, située près du cimetière. Sa porte est surmontée d'un écusson aux armes du village.
Chapelle Saint-Damase (anciennement Saint-Dalmas)
Sanctuaire attesté dès 1092 sous le vocable de saint Dalmas, francisé au XVIIe siècle en saint Damase ; aucun vestige de l'édifice médiéval ne subsiste. La chapelle actuelle a été rebâtie sur souscription en 1879, puis restaurée à la fin du XXe siècle et au début du XXIe (associations locales). Plan allongé à chœur arrondi et voûte en berceau brisé, sur une colline à l'est du village, avec vue sur Valavès.
Vestiges du château (ancienne commanderie hospitalière)
Château fort édifié vers 1240 par l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, résidence des commandeurs, reconstruit au XVIIe siècle en simple demeure seigneuriale puis démoli à la Révolution. Le village s'enroule autour des vestiges ; subsistent notamment des ruines et le porche d'entrée, visibles depuis la colline du cimetière. Les armes de la commune (croix de Malte) rappellent les cinq siècles de possession par l'Ordre.
Fontaine du Plan
Fontaine construite en 1765, alimentée par un réseau d'environ 700 mètres de canalisations.
Bories
Cabanes en pierre sèche disséminées dans les clairières et les collines, témoins de l'activité agropastorale traditionnelle.
Oppidum de Montmajor
Site d'un oppidum gaulois fortifié au sommet de Montmajor, témoin de l'occupation protohistorique du plateau ; présence gallo-romaine attestée (tuiles, céramiques). Des domaines d'époque romaine sont par ailleurs connus aux quartiers de Saint-Antoine et de la Foux.

Histoire de Ginasservis

L'origine du nom fait débat : une lecture y voit le latin genista (le genêt) associé à silva (la forêt), soit « la forêt de genêts » ; une autre rattache les formes anciennes Ginacervis / Ginacervias à une chasse au cerf des comtes de Provence, en écho aux armes locales. Le plateau est occupé dès la Protohistoire (oppidum de Montmajor) puis à l'époque romaine (domaines de Saint-Antoine et de la Foux). Vers 970, les moines de Saint-Victor de Marseille fondent un prieuré à la Foux ; un seigneur est mentionné dès 1031. Vers 1240, et jusqu'à la Révolution, le territoire relève de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem (Hospitaliers, futur ordre de Malte) : le commandeur d'Aix en est le seigneur temporel et spirituel. Un accord sur les prairies et canaux de la plaine de Valavès est passé en 1308, le premier cadastre dressé en 1484, un droit de moulin attesté en 1554. Le village souffre des guerres de Religion (église dévastée en 1586, place disputée en 1591 entre les troupes du duc de Savoie et celles d'Henri IV). Ses armes — croix de Malte d'argent sur fond de gueules — perpétuent la mémoire hospitalière. L'économie ancienne reposait sur la transhumance, l'exploitation du chêne vert (le « rusco », pour le charbon de bois et le tannage) et la viticulture. Le village est aussi connu comme le décor des « Quatre Saisons d'Espigoule » (1999), film de Christian Philibert tourné avec ses habitants, Espigoule étant le nom fictif donné à Ginasservis.

Événements & temps forts

Fête patronale de la Saint-Laurent — Autour du 10 août
Fête du saint patron du village.
Rendez-vous « Espigoule » — Ponctuel
Le village entretient la mémoire du film « Les Quatre Saisons d'Espigoule » ; un grand rassemblement avait réuni plusieurs milliers de visiteurs pour les dix ans du long-métrage.

À proximité de Ginasservis

Randonnées du secteur

Autres communes du secteur Basses Gorges / Quinson / Gréoux