Repères
Commune des Alpes-de-Haute-Provence (04), au nord-est du plateau de Valensole, à la limite du secteur du Verdon. Elle relève de Provence-Alpes Agglomération depuis 2017. Code postal 04410.
Où dormir à Saint-Jurs
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Que voir, que faire
- Église paroissiale Saint-Georges
- Église qui domine le village. Son chœur est bâti sous une coupole du milieu du XIIe siècle, revoûté au XIVe siècle ; la nef est d'une construction plus tardive. Des reliques attribuées à saint Nicaise et saint Restitut y auraient été découvertes en 1640 lors de travaux. Une particularité décorative est signalée par certaines sources : une voûte peinte non d'étoiles mais d'abeilles.
- Chapelle Saint-Georges (cimetière)
- Chapelle du cimetière remontant au XIIe siècle : nef de trois travées voûtée d'un faux berceau (repris au XVIIIe siècle) et abside voûtée en cul-de-four. Elle a été restaurée en 1978 puis en 1989.
- Château d'Allès (ou d'Alès)
- Édifice des XVIe et XVIIe siècles, aujourd'hui transformé en exploitation agricole, l'un des monuments marquants de la commune.
- Site du vieux village d'Alès
- Ruines d'un village médiéval (Alès) et d'un ancien château, témoins de l'habitat perché ancien du territoire.
- Vestiges gallo-romains
- Un cimetière d'époque gallo-romaine a été mis au jour sur le territoire, attestant une occupation ancienne.
- Panorama sur le plateau de Valensole
- Belvédère naturel du village le plus haut du plateau, offrant une vue étendue sur les champs de lavande et de céréales ; site très fréquenté pour la photographie de la floraison estivale (fin juin à juillet).
- Col de Saint-Jurs et forêt du Montdenier
- Sentiers balisés à travers la forêt jusqu'au col de Saint-Jurs (env. 1 318 m), avec vues sur le plateau ; environnement boisé du massif du Montdenier propice à la randonnée.
- Anciennes gypsières
- Traces d'anciennes exploitations de gypse évoquant un passé industriel local.
Histoire de Saint-Jurs
Le nom du village apparaît pour la première fois en 1096 sous la forme castrum Sancti Georgii, du nom de saint Georges dans sa forme occitane ; il est de nouveau relevé en 1259 (Sanctus Georgius). Du XIVe siècle à la Révolution, la baronnie appartient à la puissante famille de Castellane. Le lieu est marqué par le monachisme : une prévôté du monastère de Sorps y est établie, et les derniers chanoines s'y réfugient en 1433, avant la suppression de la communauté en 1499. Comme une grande partie de la Haute-Provence, la commune subit une profonde crise démographique à la fin du Moyen Âge, avec une perte de l'ordre de 90 % de sa population entre 1315 et 1471. Pendant la Révolution, la commune est rebaptisée Bellevue à la suite du décret de la Convention du 25 vendémiaire an II (16 octobre 1793). En 1851, la population se dresse contre le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte : dix-huit habitants sont traduits devant la commission mixte, la plupart condamnés à la déportation en Algérie. Le village se dote d'une école primaire de garçons en 1863, puis d'une école neuve en 1885. La population, qui dépassait 560 habitants en 1831, descend jusqu'à moins d'une centaine d'habitants dans les années 1970 avant de remonter légèrement (environ 140 habitants au début des années 2020).
Événements & temps forts
- Chute de Rock — premier week-end d'août
- Concert / rendez-vous musical organisé en contrebas du village.