Préhistoire · Histoire du Verdon
À Quinson, dans les basses gorges, une grotte conserve la trace de 400 000 ans de présence humaine quasi continue : la Baume Bonne. Depuis 2001, l’un des plus grands musées de préhistoire d’Europe, signé de l’architecte Norman Foster, en expose les collections juste à côté. Voici cette longue histoire, expliquée simplement — et vérifiée.
Surplombant le Verdon à Quinson, la grotte de la Baume Bonne conserve l’une des plus longues séquences d’occupation humaine connues en France : une présence humaine attestée depuis environ 400 000 ans (une hypothèse haute évoque jusqu’à 500 000 ans), qui se poursuit presque sans interruption à travers le Paléolithique inférieur et moyen, le Moustérien (période néandertalienne, avec une technique de taille Levallois), le Paléolithique supérieur, puis le Néolithique cardial.
La maîtrise du feu y est attestée entre 300 000 et 350 000 ans. Les niveaux les plus anciens ont livré des bifaces attribués à Homo erectus ; les niveaux moustériens, une présence néandertalienne. Au total, plus de 90 000 objets ont été mis au jour.
Bernard Bottet révèle le site et mène les premières campagnes de fouilles (jusqu’en 1956 environ).
Henry de Lumley reprend les fouilles et précise la séquence stratigraphique.
Nouvelle campagne sous Claire Gaillard puis Jean Gagnepain (jusqu’en 1997-98).
La Baume Bonne est inscrite Monument historique.
Ouvert au public le 28 avril 2001 (inauguration officielle le 1er juin 2001), le musée de Quinson occupe un bâtiment signé de l’architecte britannique Norman Foster (Foster + Partners, concours remporté en 1992), avec une muséographie conçue par Bruno Chiambretto. Long de 120 mètres pour 4 274 m² répartis sur deux niveaux, il figure parmi l’un des plus grands musées de préhistoire d’Europe — labellisé Musée de France.
Ses collections rassemblent près d’un demi-siècle de fouilles menées sur une soixantaine de sites archéologiques du Verdon, dont la Baume Bonne elle-même.
Entre le parking et le musée, le Préhistosite reconstitue cinq habitats et un dolmen, à l’échelle 1, pour traverser près de deux millions d’années d’histoire humaine en une courte promenade.
La plus ancienne trace d’habitat humain connue, reconstituée grandeur nature.
Contemporaine des premières occupations de la Baume Bonne.
L’habitat léger des derniers chasseurs-cueilleurs de la préhistoire.
Le temps des premiers agriculteurs-éleveurs de Provence.
Une sépulture collective typique de la Provence néolithique.
La grotte de la Baume Bonne est inscrite Monument historique depuis le 7 avril 1992. Comme tout site archéologique, elle ne se visite pas librement en dehors des parcours organisés par le musée — on n’y prélève rien.
Depuis environ 400 000 ans, d’après les niveaux les plus anciens fouillés dans la grotte de la Baume Bonne à Quinson (une hypothèse haute évoque jusqu’à 500 000 ans). C’est l’une des plus longues séquences d’occupation humaine connues en France : Paléolithique inférieur et moyen, Moustérien, Paléolithique supérieur, puis Néolithique cardial s’y succèdent presque sans interruption.
Au Musée de Préhistoire des Gorges du Verdon, à Quinson, ouvert au public le 28 avril 2001 (inauguration officielle le 1er juin 2001). Le bâtiment, signé par l’architecte Norman Foster, rassemble les collections d’un demi-siècle de fouilles sur une soixantaine de sites du Verdon. À côté, le Préhistosite propose cinq habitats reconstitués et un dolmen, grandeur nature.
C’est l’un des plus grands musées de préhistoire d’Europe (120 mètres de long, 4 274 m² sur deux niveaux) — les sources ne permettent pas d’affirmer qu’il en est le plus grand.
Bernard Bottet, qui a révélé le site en 1946 et mené les premières campagnes ; Henry de Lumley, qui a repris les fouilles de 1957 à 1968 ; puis Claire Gaillard et Jean Gagnepain, qui ont relancé les recherches à partir de 1988. Plus de 90 000 objets ont été mis au jour.
Oui : le Préhistosite, entre le parking et le musée de Quinson, reconstitue cinq habitats grandeur nature — d’un cercle de pierres vieux de 1,8 million d’années à une cabane néolithique — ainsi qu’un dolmen provençal.