Vautour fauve
Gyps fulvusLe grand planeur beige des gorges, celui qu’on voit tournoyer par dizaines au-dessus des falaises. Charognard grégaire, il a été réintroduit à Rougon dès 1999 et se reproduit naturellement dans le canyon depuis 2002.
Faune · Le Verdon sauvage
Il y a un siècle, ils avaient disparu du ciel de Provence. Aujourd’hui, des centaines de vautours tournoient de nouveau au-dessus du Grand Canyon — un beau succès de conservation. Voici leur histoire, les quatre espèces à reconnaître, et surtout où et quand les observer.
Le vautour fauve avait disparu de Provence depuis plus d’un siècle, victime des poisons et des persécutions. En 1999, un programme de réintroduction est lancé à Rougon, au cœur des gorges, porté par l’association Vautours en Haute-Provence et la LPO PACA. Les premiers oiseaux sont relâchés à l’automne ; selon la LPO, plus de 90 vautours fauves seront libérés au fil du programme.
Le pari est gagné : la colonie se reproduit naturellement depuis 2002. Selon la monographie de la DREAL PACA, rédigée par la LPO PACA, elle comptait 416 couples en 2025. En 2013, son domaine vital couvrait déjà un territoire de près de 600 000 hectares. Le Verdon est devenu un haut lieu de l’ornithologie européenne — et l’un des rares endroits où l’on peut lever les yeux et voir, gratuitement, ces géants du ciel dans leur élément.
Fait rare : les quatre espèces de vautours d’Europe fréquentent le canyon. Apprenez à les distinguer.
Le grand planeur beige des gorges, celui qu’on voit tournoyer par dizaines au-dessus des falaises. Charognard grégaire, il a été réintroduit à Rougon dès 1999 et se reproduit naturellement dans le canyon depuis 2002.
Sombre et massif, c’est le plus grand rapace d’Europe. Réintroduit dans le Verdon à partir de 2005 (une trentaine d’oiseaux venus d’Espagne et de parcs européens), il y a signé sa première reproduction régionale.
Le plus petit des vautours européens, blanc et noir à la face jaune. Migrateur, il hiverne en Afrique et revient chaque printemps. Attiré par la colonie de fauves, il est revenu naturellement. Selon la LPO PACA, il niche dans le Verdon depuis 2007, et le couple des gorges y revient nicher chaque année depuis 2011.
Rare et spectaculaire : il se nourrit d’os qu’il laisse tomber sur les rochers pour les briser. De passage dans le Verdon, il complète le quatuor — faisant du canyon l’un des rares sites où les quatre vautours d’Europe se côtoient.
C’est à Rougon que les premiers vautours fauves ont été relâchés, en 1999. Depuis le belvédère au pied de Rougon, on les voit décoller, planer et rentrer au dortoir. Un point d’observation de choix.
Depuis La Palud-sur-Verdon, ses belvédères en surplomb placent souvent l’observateur à hauteur des vautours en vol. Le Point Sublime, en belvédère, et le Couloir Samson, au fond du canyon, complètent les postes d’observation.
À partir de la fin de matinée (selon la LPO PACA), quand les ascendances thermiques se forment : les vautours s’élèvent alors en larges cercles, sans un battement d’aile. Le début de soirée, à leur retour, est superbe aussi. Ciel dégagé et jumelles conseillés.
En période de nidification (de janvier à fin août selon la LPO PACA), l’association demande aux grimpeurs d’éviter les voies d’escalade sensibles, signalées par des affichettes. Ne nourrissez jamais les vautours, n’approchez pas des nids, et observez à distance avec des jumelles. La LPO PACA propose une carte de découverte et des sorties encadrées.
Oui, et gratuitement. Depuis le village de Rougon et les belvédères de la Route des Crêtes, on observe couramment des vautours fauves tournoyer au-dessus du canyon — souvent à hauteur des yeux depuis les balcons rocheux. Selon la LPO PACA, la meilleure période d’observation va d’octobre à juin.
Les quatre espèces de vautours d’Europe sont présentes : le vautour fauve (réintroduit en 1999), le vautour moine (réintroduit depuis 2005), le vautour percnoptère (revenu naturellement, nicheur dans le Verdon depuis 2007 selon la LPO PACA) et le gypaète barbu, de passage. C’est ce qui fait la richesse ornithologique exceptionnelle du canyon.
Le programme a débuté en 1999 à Rougon, porté par l’association « Vautours en Haute-Provence » et la LPO PACA, alors que le vautour fauve avait disparu de Provence depuis plus d’un siècle. La colonie se reproduit seule depuis 2002 et comptait 416 couples en 2025, selon la monographie de la DREAL PACA rédigée par la LPO PACA.
À partir de la fin de matinée (selon la LPO PACA), quand les courants d’air chaud (ascendances thermiques) se forment : les vautours s’élèvent alors en larges cercles sans battre des ailes, puis partent chercher leur nourriture. Le début de soirée, à leur retour, offre aussi de belles observations. Privilégiez un ciel dégagé et emportez des jumelles.
Non. Les vautours sont des charognards : ils se nourrissent exclusivement d’animaux déjà morts et ne s’attaquent ni à l’homme ni au bétail vivant. Ils rendent au contraire un service sanitaire précieux en « nettoyant » la montagne. Il ne faut ni les nourrir ni les approcher.
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Association en charge du suivi et de la réintroduction des vautours dans le Verdon, à l'origine des périodes de restriction d'escalade pour la nidification.
Référentiel national des espèces et des espaces protégés : répartition, statut de protection et de conservation de la faune et de la flore.
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